Novembre 2009: Témoignage d’ une Allemande à BERLIN-OUEST, avec famille à BERLIN-EST

Témoignage d’ une Allemande qui a vécu à BERLIN-OUEST

alors qu’ une partie de sa famille vivait à BERLIN-EST

 

Pendant ces derniers jours j’ai fouillé désespérément dans ma boîte à souvenirs, mais seulement des choses banales me viennent à l’esprit en ce qui concerne le thème: Ouverture du Mur.

Pour moi depuis l’âge de dix ans le mur faisait partie du quotidien à Berlin.

Le jour de la construction du Mur, mon frère et moi, nous étions chez nos grands-parents à Oranienburg. Ma tante dont le fiancé vivait à Berlin-ouest nous remit à nos parents à la gare de la Friedrichstraße. Elle même retourna à son poste de travail et resta chez mes grands-parents.

C’est seulement en 1973 qu’elle fut „rachetée“ par l’avocat Vogel sur fond de négociations.

Avec des petites choses qu’il lui apportait (café, collants, crèmes, cigarettes) il essayait de rendre la vie quotidienne un peu plus gaie.

Contacts entre Est et Ouest !!!!

Mon oncle rencontra ensuite régulièrement ma tante en cachette dans une petite tonnelle à Schmöckwitz.

A un certain moment un des voisins a signalé cela. Fredy fut contrôlé par les policiers de R.D.A. et donc contraint de communiquer des informations pas importantes au sujet de son environnement de Berlin ouest.

Il a signalé cela aux alliés, qui lui déconseillèrent de poursuivre les visites. Ma mère en tant qu’habitante d’ Hambourg accepta alors de servir d’intermédiaire entre les deux (Les Berlinois de l’ouest n’avaient pas le droit de franchir la frontière.

Après la mort de mon grand-père ma tante accepta la proposition d’aller s’établir à Berlin-ouest. Ensemble avec ma grand-mère elle quitta sa maison et son jardin pour déménager à Berlin en emportant peu de choses avec elle.

Beaucoup d’années après, Fredy a pris connaissance des dossiers de la Stasi (Sécurité de l’Etat) dans lesquels il apparaissait alors clairement qui l’avait trahi autrefois. Même ma mère a été mentionnée comme étant son amie. Elle-même ne voulait plus regarder tant d’années après ce qui était inscrit dans les dossiers de la Sécurité de l’Etat.

Je n’aurais jamais pensé que la chute du mur était possible. Même les émeutes en Hongrie et les manifestations à Leipzig n’étaient pas un indice pour moi.

Le 9 novembre Uli travaillait en équipe d’après-midi, si bien que, étant excitée, j’ai téléphoné à mes parents. Cependant la chute du mur me donne un comportement inhabituel. Quelques jours plus tard, j’ai, suite à cela, écrit quelques notes dans les cahiers d’histoire de Katrin. Katrin et Kristin allaient à ce moment-là à l’école élémentaire de Buschgraben qui se trouve directement en face de l’ancien mur. 

 

Un défilé de Traban ! ! !

Un défilé de Traban ! ! !

Pendant que Kristin excitée parlait d’une visite d’une école élémentaire à Kleinmachnow, Katrin racontait que les élèves avaient fait un devoir écrit sur l’Australopithèque en histoire, comme cela avait déjà été annoncé quelques jours auparavant. De plus je devais tout de même faire remarquer que c’était pour moi quelque chose d’incompréhensible, à savoir, que pendant les jours qui écrivent l’histoire du monde, on ne parle pas avec les enfants de ce qui est en train de se passer, mais qu’on considère pour plus important de parler de l’homme de Neandertal et de ses ascendants et descendants. J’aimais vraiment bien le maître, mais cela me tapait alors sur les nerfs.

C’est magnifique, que nous ayons pu vivre cela.

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